Attention au mariage de complaisance

Depuis les années 1990 jusqu'à son décès, un homme avait vécu en concubinage avec une femme. En 2000, il avait épousé la fille de sa concubine, mais sans jamais avoir de communauté de vie avec celle-ci jusqu'à sa mort en 2011. Après le décès de leur père, les enfants d'un premier lit de celui-ci (qui étaient fâchés avec lui) demandaient l'annulation de ce mariage, qui leur portait préjudice sur le plan successoral, en invoquant son caractère fictif.

La cour d'appel de Versailles leur avait donné raison. Les juges avaient estimé qu'à défaut d'un échange de consentements véritables en vue d'une union matrimoniale, il s'agissait d'un « mariage de façade » destiné seulement à assurer l'avenir matériel de la fille de la concubine. La décision d'annulation du mariage est confirmée par la Cour de cassation. 
Cass. 1e civ., 1er juin 2017, n° 16-13441


Articles similaires

Derniers articles

Immobilier : 30 % des acheteurs cherchent aussi… à louer

Immobilier : 30 % des acheteurs cherchent aussi… à louer

30 Juin 2026

Faute de pouvoir concrétiser leur achat, près d’un tiers des candidats à l’acquisition mènent en parallèle une recherche de location, selon une étude de la ...

À Paris, payer plus cher ne garantit pas un air plus sain

À Paris, payer plus cher ne garantit pas un air plus sain

30 Juin 2026

Une étude de Manda croise les prix au mètre carré et la qualité de l’air des vingt arrondissements parisiens. Le verdict surprend : la corrélation entre loy...

Loyers impayés : la sortie de trêve hivernale sans le choc redouté

Loyers impayés : la sortie de trêve hivernale sans le choc redouté

30 Juin 2026

Premier mois complet après la fin de la trêve hivernale, avril 2026 affiche un taux de retard de paiement de 2,7 % sur le périmètre de la plateforme Monsieu...

Catégories